Découverte : The Districts

Pour les amateurs de rock authentique. Gros espoir de 2015.

Bien loin des expérimentations électro vers lesquelles le rock indé s’est tourné, The Districts déboule avec comme  une envie de remettre les choses à leurs places. Les guitares occupent le terrain, le blues n’est pas très loin non plus. Les chevauchés sauvages sont là, mais non sans une once de tendresse. Difficile de réaliser qu’on est en 2015 et pas au début des années 2000 quand des groupes comme The Strokes, The Libertines ou Franz Ferdinand remettaient le rock à guitares au goût du jour. Difficile aussi de se dire que les membres de The Districts sont nés en 1995. Hé oui.

Originaire de Lititz, une petite ville près de Philadelphie, The Districts sortit son premier album, Telephone, en 2012, où figure le morceau « Funeral Beds ». Sa version filmée () attira les projecteurs sur le groupe et cumule aujourd’hui plus de 435 000 vues. Ce fût ensuite au tour des EP The Districts EP puis de The BBC Sessions d’attiraient l’attention. Leur second album,  A Flourish and a Spoil, va sortir au mois de février et est très attendu par une pléiade de blogs et de critiques musicaux qui y voient un revival grunge.

Sans parler de revival, j’y vois plutôt un retour, très peu généralisé, à une certaine authenticité proche des débuts de The Blacks Keys ou de The Vaccines. On peut espérer que The Districts restera encore un petit moment loin de requins toujours prêts à capitaliser sur une image d’Epinal du rock à base de fougue adolescente et de blousons en cuirs. Peut-être est-ce par leur jeunesse, mais il me semble que les membres The Districts ne se complaisent pas dans ce cliché. Reste juste une impression d’énergie, de naïveté et de perte de l’innocence. A suivre donc.

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